Harar Jugol, la ville historique fortifiée

La ville fortifiée de Harar est située dans la partie orientale du pays, sur un plateau encerclé par le désert et la savane et entaillé par de profondes gorges. Les murs ceignant cette ville sacrée musulmane ont été construits entre le XIIIe et XVIe siècles. Harar Jugol, connue comme la quatrième ville la plus sainte de l’Islam, compte 82 mosquées, dont trois datent du Xe siècle, et 102 sanctuaires. Mais l’aspect le plus spectaculaire du patrimoine culturel réside dans la maison harari traditionnelle avec son exceptionnelle conception intérieure. L’impact des traditions africaines et islamiques sur le développement des types de constructions de la ville et de ses plans urbains constitue son caractère particulier et unique.

Les stèles rupestres de Tiya

Sur quelque 160 sites archéologiques découverts jusqu'à présent dans la région du Soddo, au sud d'Addis-Abeba, celui de Tiya est l'un des plus importants. Il comprend 36 monuments, dont 32 stèles présentant une figuration sculptée faite d'épées et de symboles demeurés énigmatiques. Ces stèles témoignent d'une culture proto-historique d'Éthiopie que l'on n'a pas encore pu dater avec précision.

Le sanctuaire de l’oryx arabe

Le Comité du patrimoine mondial a retiré ce bien de la Liste suite à la décision d'Oman de réduire la taille de la zone protégée de 90%. En 1996, la population d'oryx arabes sur le site s'élevait à près de 450 individus mais elle s'est depuis réduite à 65 individus, dont seulement quatre couples reproducteurs, ce qui rend son avenir incertain. Ce déclin est dû au braconnage et à la dégradation de l'habitat.

Le fort de Bahla

L'oasis de Bahla doit sa prospérité aux Banu Nabhan, qui s'imposèrent aux autres communautés entre le XIIe siècle et la fin du XVe. Leur puissance est attestée par les ruines de l'immense fort aux murailles et aux tours de brique crue et au soubassement de pierre, exemple remarquable de ce type de fortification.

Les sites archéologiques de Bat, Al-Khutm et Al-Ayn

Le site protohistorique de Bat, au voisinage d'une palmeraie de l'intérieur du sultanat d'Oman, constitue avec ses sites annexes l'ensemble le plus complet de zones d'habitat et de nécropoles du IIIe millénaire av. J.-C.

Les systèmes d’irrigation d’Oman

Il existe "quelques 3 000 systèmes d’irrigation encore en activité en Oman. La construction la plus ancienne pourrait remonter aux environs de 500 apr. J.C. mais des preuves archéologiques récentes suggèrent que les systèmes d’irrigation existaient dans la région dès 2 500 av. J.-C. Ce système d’irrigation conduit l’eau des sources souterraines, par gravité, sur des kilomètres pour alimenter l’agriculture et les peuplements permanents.